25.07.2008
"Soucoupes Violentes" de Patrick Eudeline
Me revoici pour chroniquer un roman paru en Mars 2008, nommé "Soucoupes violentes" et rédigé par Patrick Eudeline.
Rien ne sert que je vous fasse mon résumé, tandis que l'auteur lui-même le fait si bien :
On pourrait dire que c'est l'histoire d'un jeune glandeur qui devient gourou-star des médias. Et que c'est l'occasion d'une charge, une vision du siècle nouveau et de l'époque. Gravement décadente, la vision. Bien-sûr. On pourrait dire aussi que le sujet du livre, c'est l'occultisme, les extraterrestres, voire le chamanisme. Notre jeune ami a des flashes, se croit détenteur du message des grands anciens... Pénibles, les grands anciens, pas très rock and roll dans l'ensemble. D'ailleurs, il se révolte. Façon sataniste, luciférien et tout le bataclan. L'affaire est donc une sorte d'ovni qui tient autant du Matin des magiciens que d'un film culte de Jean Yanne.
Oui mais voilà, ce n'est pas tout ce qu'on pourrait dire. Ce livre critique avec beaucoup de verve la société dans laquelle nous vivons, et il fait mouche : sur les blogs égocentriques, sur les objets New Age inutiles, sur les médias, sur la vie d'artiste.
De là, on pourrait croire que Patrick Eudeline opposerait à ces fausses "valeurs" les valeurs ancestrales de l'hexagone : que néni ! Car l'auteur est encore plus dur avec les valeurs françaises ancestrales et que l'on voudrait éternelles qu'avec l'éphémérisation globale des nouvelles valeurs, tellement nouvelles que dès qu'elles ne le sont plus, on en change. En ce sens, on pourrait classer l'auteur d'anarchiste à tendance nihiliste. Un extrême-gauche, tout simplement.
Si la première partie est intéressante, les choses se corsent à partir du treizième chapitre, ou tout devient confus, rien n'est jamais clair. Cest aussi dans la seconde partie de l'ouvrage que l'auteur commence à révèler toute l'étendue de son ignorance.
Et c'est lorsqu'il s'attaque par exemple à la religion en général qu'Eudeline fait preuve de lacunes culturelles qui devraient être interdites et qui je dois dire, sont communes à beaucoup de gauchistes qui ne retiennent de ce qu'ils voient que ce qui leur plaisent. En voici un exemple flagrant qui n'a pas été sans me révulser :
Catholiques, musulmans, ou fils de Krishna, c'était toujours le même, obstiné refrain. Obscurantiste, remonté au Moyen-âge, ignorant pour tout dire. Ferme ta gueule et obéis, courbe l'échine, fais ton modeste et pense au denier du culte, alors le paradis t'appartiendra. Et cette façon de nier l'individu ! Non, Lucifer qui s'était mis du côté des hommes, façon Ben Hur, semblait, en comparaison, particulièrement cool comme garçon. Ouais, le porteur de lumière !
Il faudra avouer que c'est rarement qu'un auteur a atteint un tel niveau de stupidité. D'abord, tenter de faire croire que toutes les religions sont les mêmes relève d'un simplisme qui pourrait rivaliser avec les vues manichéennes de Ségolène Royal. Ensuite, amalgamer religion, obscurantisme et Moyen-âge : la religion n'est ni spécifique à la période médiévale, ni obscurantiste, le Moyen-Âge non plus, d'ailleurs. Il serait temps que ce vieil anar de Patrick se cultive. Et puis, le comble, utiliser sa propre ignorance pour prétendre dénoncer celle de la religion !
Peut-on reprocher à une religion de demander à ses fidèles de ne pas ouvrir sa bouche pour rien, d'obéir aux lois naturelles, et de ne pas laisser de place à l'égo ? Faut-il, au contraire, demander à tout-un-chacun de parler à tort et à travers, de voler son voisin et de ne jamais s'en repentir ? Ce n'est pas "nier l'individu" que de faire valoir ces préceptes, c'est au contraire l'élever au rang d'être humain digne d'exister.
Quant au passage sur Lucifer, il se passe de commentaires. A plusieurs reprises, l'auteur nous tanne avec une vision caricaturale de tout et en particulier de la religion.
C'est d'autant plus dommage que l'histoire est intéressante et se lit fort bien. Quelques remarques à faire cependant sur le style de Patou : probablement honteux (on le comprend) de son manque de culture dans le domaine religieux, il n'a de cesse de nous rappeler que ses références musicales (Rock'n'Roll en particulier) et cinématographiques sont excellentes. A chaque petite action qui se déroule, il ne peut s'empêcher d'ajouter "façon... [nom de musicien ou de cinéaste que personne ne connaît pour bien épater]", ce qui rend très vite la lecture franchement lourde à ingurgiter et l'auteur fort antipathique car tellement vaniteux.
Un livre au fond romanesque intéressant, mais au fond idéologique lamentable, doté d'un style trop lourd, voilà tout ce que l'on peut malhreusement retenir de ce livre que je ne relirai jamais.
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24.07.2008
Réforme de la Constitution : vers la toute-puissance du parlemantarisme ?
On ne le dira jamais assez, la réforme de la Constitution est un projet visant à renforcer sensiblement le rôle de l'Assemblée aussi bien sur le plan législatif que sur les plans européen et international. Le prétexte avancé relève du sophisme :
- l'Assemblée Nationale est élue par le peuple
- on donne plus de pouvoir à l'Assemblée nationale
- donc, on donne plus de pouvoir au peuple.
Cette réforme pose la question du véritable rôle de l'Assemblée Nationale dans la vie politique française. Contrairement à ce que l'on a tendance à vouloir croire, l'Assemblée Nationale, sur le plan pratique, ne représente pas plus le peuple que le président, car le mode de scrutin est le même. Les députés, censés, au départ, représenter les intérêts des départements où ils sont élus, sont en réalité souvent désintéressés des problèmes locaux. On se présente dans telle région non pas parce que l'on y est attaché, mais parce qu'elle a tendance à partager ses "affinités" politiques. Partant de là, les députés n'ont tout d'un coup pour seul rôle que de représenter un bord politique pour peser dans la balance.
Le problème du régime parlementaire est donc qu'il institue celui des partis : un régime qui, en unissant des personnes aux idées communes, divise la France et contredit du même coup l'idée de République "une et indivisible". Le parlemantarisme est l'inverse de l'unité.
De plus, lorsque l'on voit, en plus du peu d'intérêt des députés envers les problèmes locaux, le même désintérêt pour les problèmes nationaux, on se demande vraiment pourquoi l'on vote encore. Tel ne cautionnera pas telle loi car il la juge bénéfique pour la France, mais parce qu'il voit qu'il peut en soutirer quelque intérêt pour le futur. Le député arrête de voter normalement pour se regarder voter.
De là, il n'y a plus rien ni personne dans le paysage politique français pour réellement faire ce qui est bon et urgent. Ce qui explique sans aucun doute l'incapacité de la République à gérer les monstres qu'elle engendre.
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Le racisme anti-blanc : c'est permis
Au vu de cette vidéo, on se rend d'abord compte de la malhonnêteté de son créateur : d'un silence coupable, on essaie de faire croire que la condamnation de Seba est liée aux propos (aveugles) qu'il a tenu sur Eric Zemmour, pendant que ce dernier se vautre dans les plateaux télés à la recherche de nouveaux noirs et de nouveaux arabes à manger. Le manichéisme est l'arme préférée de la propagande mensongère...
Rappelons les faits : Seba est un homme de couleur noire, porté par une haine des blancs qu'aujourd'hui la France cautionne. De par son essence communautariste et à la limite du suprémacisme raciste, on pourrait qualifier Kemi Seba d'homme bête au crâne bourré, qui se contente de répèter en éxagérant à peine ce que l'on apprend aux jeunes français dans les collèges et les lycées, à savoir que l'homme blanc est par sa nature quelqu'un de mauvais, ne pouvant résister à ses pulsions esclavagistes. A ce titre, il est normal de rééquilibrer le combat : l'homme noir a le droit de détester viscéralement l'homme blanc sans avoir à être inquiété : l'homme noir est un saint.
Seulement voilà, quand un homme aussi intelligent que Zemmour, arrive sur un plateau de télévision et déclare que les africains sont responsables de leur état, qu'ils sont les premiers esclavagistes, tout-le-monde se croit obligé de hurler au racisme, et l'on commence vite à crouler sous les cris alarmistes d'associations anti-racistes complètement inutiles comme SOS Racisme ou encore Ras l'front, dont le rôle se limite à organiser une manifestation tous les ans et à exciter les tendances communautaires.
Cela-dit, si l'on s'interroge sur le fond, considérer que l'homme noir n'est pas responsable de son état, n'est-ce pas du racisme ? N'est-ce pas insinuer que les occidentaux sont dotés d'une intelligence supérieure à celle des africains, qui sont donc condamnés à subir ce qu'une minorité leur impose ?
Aujourd'hui, être réellement anti-raciste, c'est rappeler que les noirs sont capables d'agir et de penser comme n'importe quelle autre couleur de peau, et donc que s'ils l'avaient vraiment voulu, s'ils avaient su s'unir, ils auraient pu lutter ensemble contre la traite négrière, tandis que celle-ci se faisait majoritairement grâce à des noirs qui vendaient d'autres noirs.
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23.07.2008
Ma chronique de chronique
Je vais aujourd'hui chroniquer une chronique du cru de Mona Ozouf, à propos du Livre Noir de la Révolution.Vous verrez que l'on peut, dans cette chronique trouver du bon comme du mauvais, mais beaucoup de mauvais. Rappelons que Mona Ozouf est l'une des premières à avoir dénoncé les crimes révolutionnaires avec l'aide de feu François Furet, et donc qu'il ne servirait à rien de la critiquer sur le fond idéologique de ce que je vois comme un pamphlet.
Non, Danton n'est pas Hitler !
Par Mona Ozouf Selon les auteurs du «Livre noir de la Révolution française», la guillotine annoncerait le nazisme, et les révolutionnaires auraient inventé l'antisémitisme. N'importe quoi
Ce gros livre en habit de deuil, on le reçoit comme on découvre dans sa boîte aux lettres un cercueil menaçant. L'air du temps a soufflé sur cet objet lugubre, nouvel avatar de l'histoire justicière: après nous avoir mis en demeure de nous repentir de la traite négrière, du génocide arménien, de la colonisation, nous voici conviés à faire pénitence pour la Révolution française.
Dès le début de la chronique, ça part en sucette. Mona Ozouf voit dans cet ouvrage un livre bien-pensant (elle pousse le vice jusqu'à parler d'un livre de repentance), alors que celui-ci est fondamentalement mal-pensant, dans une société où critiquer la barbarie révolutionnaire est un acte quasiment proscrit.
Défilent donc ici les têtes au bout des piques, les prêtres massacrés, les colonnes de Turreau, le calvaire du petit Louis XVII. Et de l'autre côté, car toute histoire noire appelle sa bibliothèque rose, Louis XVI, «le seul grand homme de la Révolution», Marie-Antoinette, «âme mozartienne, priante et héroïque». John Adams lui-même est convoqué pour célébrer, chez les Bourbons pris en bloc, «le lait de la tendresse humaine».
Tenir ces propos, c'est tout à la fois dissocier les crimes révolutionnaires de l'essence révolutionnaire, et faire volontairement abstraction du comportement en effet héroïque des victimes et de l'ère de grandeur de la France sous le règne des Bourbons. Cela-dit, en effet, considérer les Bourbons comme un bloc dont chaque membre est indissociable, est un raisonnement simpliste.
Danton Livre d'époque donc, qui rêve d'une société où l'Eglise informerait à nouveau les cadres de l'existence collective: derrière lui, on voit se profiler un autre livre noir, de la laïcité cette fois, qui devrait plaire au chanoine de Latran. Livre d'époque encore, qui désigne à la vindicte publique les «historiens», espèce nuageuse occupée à cacher, travestir, «occulter» les vérités déplaisantes, comme le sacrifice du roi, «biffé par la normalisation historienne». La Révolution, nous est-il confié, a joui jusqu'à ce jour du «singulier privilège de rester en dehors de l'inventaire, à jamais intouchable». Intouchable? Qui peut le croire, après deux siècles de mises en examen, de procès, de preuves accablantes exhibées au prétoire, et l'armada des procureurs, de Joseph de Maistre à Léon Bloy ?
Nous parlions de simplisme, ce fragment de la chronique l'est sans contestation possible. Ces procès, ces preuves accablantes, ont commencé bien tard à être traités dans les manuels d'Histoire. C'est un bon début, mais malgré les quelques timides révélations dévoilées (en partie seulement, quid du génocide vendéen ?), on ne parvient pas à sortir des pensées du style : "Oui, ce sont des crimes, parfois brutaux, mais ils étaient nécessaires pour que la liberté triomphe". Quelle liberté ? Nous sommes aujourd'hui accablés de lois inutiles, plongés dans le bourbier dans lequel la République nous fait pateauger jour après jour. Pour ce qui est de Joseph de Maistre et de Léon Bloy, seule une minorité de personnes n'en connaissent ne serait-ce que l'existence...
Livre d'époque toujours, pour entonner l'air à la mode: des Lumières est sorti le Goulag, Lénine procède de Rousseau, et le totalitarisme nazi a ses racines dans la Révolution française. Il en inverse pourtant radicalement les principes, mais ici nul ne se soucie de ce détail, et cette simplification inspire les morceaux les plus extravagants de l'ouvrage. On apprend que la Révolution a inventé l'antisémitisme; que «ce que les révolutionnaires ont voulu faire (faire disparaître les juifs), Hitler l'a réussi en Europe». Un syllogisme implacable préside à certaines de ces démonstrations folles: on reconnaît, comme vous savez, les fascistes à quelques traits génériques, fulgurance, audace, insolence, laconisme, sobriété; or Saint-Just possédait ces caractères; ergo, Saint-Just est un précurseur du fascisme. Un hasard, dites-vous? Détrompez-vous, «il n'y a pas de hasard».
On pouvait espérer qu'une exploration du versant noir de la Révolution ferait surgir de grandes questions, toujours ouvertes: pourquoi les Français ont-ils fait du rejet radical de leur passé le principe de la Révolution? Pourquoi la conception autoritaire du pouvoir y a-t-elle triomphé si tôt de l'inspiration libérale ? Et comment mener la comparaison entre la France et les pays qui ont fait l'économie d'une révolution, question héritée de Pierre Chaunu (auquel on a emprunté, pour ouvrir ce recueil dépourvu d'introduction, un texte du bicentenaire qui résume la Révolution française en quatre vocables: «rancune, ignorance, fatuité, bêtise») . Mais n'espérez pas voir ici ces grands sujets traités. L'escouade d'«essayistes», de «dramaturges», d'«historiens» et de «philosophes» que ce livre rassemble s'emploie, non à comprendre, mais à juger le passé national; et pour l'avenir, à formuler des vœux: d'abord, que «le XXIe siècle finissant voie un retour en force de la foi chrétienne»; puis que surgisse enfin le principe salvateur capable de garantir l'unité du pays. Et «pourquoi ne serait-ce pas un roi?». L'ouvrage s'achève sur ce frémissant espoir.
Le coordonnateur négligent de ce livre bâclé, jargonneur de surcroît (on n'hésite pas, ici, à définir la Révolution comme «un prisme qui s'autorèfracte»), a senti le besoin de l'orner de quelques grandes signatures. Jean Tulard et Emmanuel Le Roy Ladurie se sont donc exécutés, sans grand entrain m'a-t-il semblé. Sur Napoléon et la Révolution, pour le premier, sur le climat, pour le second, ils ont rendu des copies honorables, mais hors sujet, pierres incertaines apportées à l'édifice. Certes, Emmanuel Le Roy Ladurie nous apprend qu'il a fait un temps de cochon pendant l'année 1788, coups de chaleur d'un printemps torride, grêle et pluies d'un été pourri. La Révolution pourtant, il le reconnaît de bonne grâce, a éclaté pour des raisons complexes, «qui n'ont rien à voir avec notre présent exposé». Une conclusion que pourraient reprendre à leur compte presque tous les contributeurs fatigués d'un livre grisâtre.
M. O.
Même si la conclusion de sa chronique est un peu cruelle, Mona Ozouf est, dans cette conclusion, globalement dans le vrai. Ce livre n'en reste pas moins une oeuvre importante pour qui veut en savoir plus sur une période de l'Histoire de France mal connue et pourtant primordiale.
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Jean Daniel l'illuminé


Petite critique organique d'un article de Jean Daniel sur le site web du Nouvel Obs. Extraits chosis.
Soirées électorales à la télévision : elles sont réputées pour distiller un indispensable ennui. Pour demeurer informé, on se voit obligé de subir une série de déclarations convenues d'hommes politiques interchangeables.
Voilà un républicain qui décrit mieux la République que n'importe quel royaliste.
Mais je ne bouderai pas mon plaisir : le bruit que faisait chaque ville en tombant dans l'escarcelle de la gauche était plutôt réjouissant.
Assurément, j'ai entendu ce bruit aussi : un grand BLAM retentissant, annonciateur de la poursuite d'une politique enclenchée depuis plus de 150 ans. Cette politique, c'est celle de la fin des identités nationale et régionale, de l'idée d'appartenance, c'est l'ère de Ségolène Royal, de Jacques Lang, de François Hollande ou encore de Dominique Strauss-Kahn. Les villes tombent, c'est le mot...
François Hollande est en train de se sculpter un personnage à la Pierre Mauroy : c'est à mes yeux le plus solide compliment que l'on puisse lui faire.
Comment faites-vous pour faire passer une insulte par un compliment ? J'ai toujours su la gauche habile à ce jeu là, mais j'avoue que la clé de voûte d'une telle technique m'échappe encore...
Mais, au fond et singulièrement, celui qui a le mieux explosé de bonheur ce dimanche soir, c'est... Alain Juppé dont on ne soupçonnait pas qu'il pût être aussi extraverti, aussi expansif, aussi flamboyant. Personnellement, je suis content pour lui.
Ah, ces socialistes, toujours grands seigneurs... On sent l'envie de cette mouvance tellement "actuelle" de se faire passer pour ce qu'elle n'est pas : une force indulgente et paternaliste, qui regarde ses enfants aller droit dans le mur avec ce sourire béat et bienveillant qui illuminait le doux visage de Blum, premier pétainiste de France.
Je me serais d'ailleurs moi-même abandonné à de tels débordements si j'avais eu sur place l'occasion de célébrer la victoire des socialistes espagnols. C'est un événement magnifique. D'abord parce qu'il console, autour de cette chère Méditerranée, de la désastreuse situation italienne. Ensuite parce que les socialistes ont là-bas, avec José Luis Rodriguez Zapatero, un leader d'une habileté absolument remarquable. Car c'est dans le pays européen divisé en deux par les coalitions politiques et en quatre par les nationalismes que se trouve la droite la plus conservatrice, la plus cléricale, la plus rebelle à toute modernité, la plus résistante au libéralisme des moeurs.
Je ne nie pas que Zapatero soit quelqu'un d'habile... Il a réussi à étouffer le fait qu'il ait été élevé en école privée ultra-catholique, il a donc réussi à étouffer ses pulsions "rebelles à toute modernité" et sa "résistance au libéralisme des moeurs".
L'Eglise et ses partisans ont des réactions de minorité agressée.
C'est vrai que c'est surprenant, de la part d'une majorité agressée sur en passe de devenir... une minorité agressée.
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